Ce que tu découvres en devenant bordelais

Une certaine forme d’anonymat :

Et oui, te voici donc bordelais. Anonyme certes aux yeux de la France mais repérable dans ta ville.

En effet, à Bordeaux, il n’est pas rare de croiser des connaissances, des amis. Tout nouvel arrivant que tu es cela va se présenter à toi très vite. L’incognito c’est fini. Rideau !

A partir de très rapidement quand tu deviens bordelais, plus moyen d’aller acheter la chocolatine de ton lardon (ton petit) sans croiser un collègue, un parent de l’école, ton banquier ou des copains potentiels.

Cela a du bon, souvent, sauf quand on a un amant, une maîtresse ou les cheveux moches (ou les deux, ou pire… les trois !) et qu’on veut faire profil bas. Dans ce dernier cas ça daille !

Ici n’est anonyme aux yeux du reste de l’hexagone que ce qui s’y passe !!

Et puis tu vas également nouer une relation différente au temps, et tu vas Adorer !

Le tempo bordelais :

C’est bien vrai, ta perception du temps va changer, le temps que les bordelais savent prendre, ou perdre. C’est cela le tempo bordelais, un autre sens du rythme.

En effet, force est de constater que nos « locaux » ont l’air moins pressés qu’à Paris ou Lyon et prennent le temps de te poser deux ou trois questions : « ça va ? qu’est-ce que t’as fait le week- end dernier ? qu’est-ce que tu fais le week-end prochain ? ».

Les parisiens, encore replets de leur rythme se fracassent parfois à ce trop-plein d’énergie dont ils ne savent que faire dans une ville plus petite, plus « plan plan » et dont l’ambition semble se loge ailleurs.

Ne pas savoir couper à Bordeaux, c’est suspect, qu’on se le dise.

Et cette notion va encore s’accentuer à l’éclosion des bourgeons, et ce de manière quasi hormonale. Le printemps a un effet terrible sur le bordelais, et j’exagère à peine.

On ressent comme un appel du large, du cerisier en fleur, du barbecue plancha.

C’est à ce moment-là que BGV intervient : Je te l’aurais dit moi que ce n’était pas une bonne idée d’inviter tes nouveaux amis bordelais à bruncher le dimanche matin d’un week-end printanier !

Guillemette Bardinet
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