Son Bordeaux du TAC du TAC par Rodolphe MARTINEZ

Rodolphe MARTINEZ, artiste bordelais qui dresse des portraits radiophoniques fouillés de girondins sur  FRANCE BLEU GIRONDE. Il nous livre sa vision éclairée de la ville.

 

  1. Ce que j’aime montrer de Bordeaux ?

Sa fierté. Sa jeunesse. Son équilibre et sa douceur de vivre, les quais la nuit, ses lieux de culture, ses ciels de peinture parfois un peu kitchs, la radicalité de son changement en 20 ans, les secrets de son histoire et ses ruelles et l’inspiration qu’elle suscite. 

  1. Ce que j’aimerais cacher ?

Une certaine désinvolture vis-à-vis de la propreté pour être poli

  1. Le dernier endroit qui m’ait bluffé, surpris ?

Les Bassins à flots

  1. Un truc bordelais que je suis le(a) seul(e) à aimer ou à détester ?

A aimer : la route de Toulouse, sorte du boulevard du « crime » et far west architectural et urbanistique. A ne pas aimer : les pavés et les trottoirs en pente. A aimer : son snobisme hors d’âge

  1. Un grand classique de Bordeaux que je n’aime pas ?

Les cannelés

  1. Les lieux moteurs de mon intégration à la ville ?

Le quartier Nansouty, Mollat, les musées et la table de mes amis

  1. Un bordelais qui m’énerve ?

Celui qui n’accepte pas le fonctionnement bordelais parfois mystérieux

  1. L’endroit où l’on est sûr de ne pas me trouver ?

Sur les quais le dimanche après-midi par beau temps

  1. L’endroit où l’on est sûr de me trouver ?

Chez les antiquaires et les brocanteurs

  1. Suis-je transversal(e) dans ma pratique de la ville ?

Oui totalement, politiquement, artistiquement, amicalement et géographiquement.

  1. L’endroit où je n’avoue ne jamais être allé(e) ?
  • Un que j’assume : Le Stade Matmut Atlantique
  • Un que je n’assume pas Le Stade Matmut Atlantique
  1. Le « truc » auquel je n’ai pas cru et qui marche ?

La pratique du vélo à Bordeaux. Et pourtant je suis devenu cycliste moi aussi.

  1. Le « truc » auquel je crois et qui marchera ?

La Caisse d’Epargne de Norbert Fradin et son musée de la mer et de la marine

  1. Si j’ai envie d’avoir la paix je vais où ?

Sur les bords de Garonne, sur la rive droite, et plus généralement dans les musées ou chez les derniers vrais brocanteurs ou encore les églises

  1. Celui ou celle dont j’aimerais avoir le carnet d’adresse ?

Aujourd’hui le carnet d’adresse est partagé

  1. Bordeaux a-t-elle un complexe ? si oui de quoi ?

Le complexe de son grand Evènement culturel 

  1. Le(a) bordelais(e) important(e) des 10 prochaines années c’est qui ?

Chez les politiques mais aussi chez les autres acteurs du monde économique et artistique, il y a une génération montante qui réfléchit intensément à demain, et qui décloisonne. Qui fait vraiment bouger les lignes. Je crois que c’est un courant plus qu’une personne. 

  1. L’endroit où je ne vais jamais mais dont j’ai besoin de savoir qu’il existe ?

Le parc Bordelais

  1. Bordeaux ville d’accueil, de bienveillance envers les nouveaux arrivants ?

Oui malgré quelques épiphénomènes qui suscitent des réactions disproportionnées et irrationnelles.

  1. Un lieu bordelais très néo bordelais friendly ?

La rue st James à Bordeaux

  1. Avez-vous déjà invité un néo bordelais ?

Oui bien sur

  1. Votre commune de la Métropole préférée ?

Pas une commune mais plusieurs qui racontent aussi l’histoire de Bordeaux, de Begles à Eysines

  1. Ce que vous ne comprenez pas de Bordeaux ?

La conduite et le rapport à la voiture et aux transports

  1. Ce qui ne doit pas changer ?

Le fait que la banlieue (en tant que concept péjoratif) n’existe pas, personne ne parle de banlieue ici et c’est un fait je crois assez unique 

  1. Un juron bordelais qui vous parle ?

Ça me daille

  1. Une chose à dire, à demander au maire de Bordeaux ?

Pour commencer bravo pour cette « vision » de grand intendant et ensuite : plus de sculptures dans la ville, une œuvre majeure dans la ville, une œuvre dans la Garonne et une meilleure visibilité pour les musées et la richesse des collections et une meilleure visibilité des créateurs.

  1. Le marché du travail à Bordeaux en trois mots clés ?

Laboratoire, innovation et innovation sociale, de plus en plus décomplexé et de moins en moins caché

  1. A quoi reconnait-on un néo bordelais ?

Aux prénoms de ses enfants

  1. Ils travaillent dans quoi les néo bordelais ?

Dans la com, le consulting, dans le numérique, dans les technologies, dans la restauration et l’agroalimentaire.

  1. BX, une ville où entreprendre ?

 Oui bien sûr et surtout.

  1. Une petite entreprise, une start-up à suivre

Hello Asso , Libcast,  OBoem

  1. Le plus beau projet pour la ville ?

En faire une capitale culturelle incontournable et mobiliser toutes les forces de mécénat

  1. Votre « événement » bordelais préféré ?

Agora

  1. Votre asso, club d’influence préféré ?

Mes amis et les amis de mes amis

  1. Les lieux qui « font » Bordeaux ?

Darwin, la place de la Comédie, les ponts, les boulevards, la place des Quinconces et les quartiers d’échoppes, les bassins et demain Paludate et les restaurants.

  1. Une ville de France ou du monde qui ressemble à Bordeaux, ce serait ?

Bordeaux est Bordeaux

  1. Les quartiers ou villes de demain ?

La rive droite, Begles

  1. Mon entreprise bordelaise favorite

L’espoir

  1. Mon chef d’entreprise bordelais préféré ?

J’ai une affection particulière pour Bernard Magrez et je suis aussi très admiratif de Céline Dupré de Com Santé pour son engagement.  

  1. Le blog, site, l’appli bordelaise dont je ne peux pas me passer ?

Bordeaux en poche, France bleu Gironde, Happen , Sud Ouest, Papilles et Pupilles, Sud Ouest Gourmand, Camille in Bordeaux, Le Festin 

  1. L’enseigne qui manque dans cette ville ?

Le Corte Ingles et Whole Foods

  1. La ligne de tram qui manque ?

Celle des boulevards

  1. De quoi le bordelais ne parle-t-il jamais ?

De partir un jour de Bordeaux

  1. Le lieu le plus politiquement incorrect ?

Le bistrot du coin

  1. Qu’est ce qui rassemble les bordelais ?

L’amour pour leur ville, leur indépendance et un certain quant à soi.

  1. Qu’est-ce que j’ai fait pour Bordeaux ?

Le fait que la statue « Sanna » de Plensa ( place de la Comédie) puisse rester à Bordeaux, et un travail récurant de passeur pour inciter les Bordelais et girondins à aller profiter des lieux de culture et d’aller à la rencontre des artistes et peut-être mon regard artistique

  1. Qu’est-ce que Bordeaux a fait pour moi ?

Me séduire, m’accueillir et me respecter. Elle m’a permis de m’épanouir comme artiste, m’a offert un tram à recouvrir de visages, la cathédrale Pey Berland pour une expo, les quais de Bordeaux pour y installer des arbres, le bonheur de créer 120 poches uniques pour l’anniversaire de Mollat, une belle collaboration avec La cité du vin, des milliers de rencontres passionnantes et des projets.  

Guillemette Bardinet
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